l'encre rouge

les plumes ensanglantées peuvent-elles être aimées ?

06 juillet 2006

Le Salon de Plumes Sandrées

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La naissance

Voilà c’est fait !
Nous avons enfin le plaisir de vous présenter notre petit bébé : Le Salon de Plumes Sandrées.
Qu’est ce que c’est ?
Un forum à notre effigie, un univers de plume, d’encre, d’huile.
Et oui, en attendant de pouvoir créer notre association (pour plus d’infos rendez-vous sur le forum), nous avons décidé d’exposer à l’avance notre univers, notre imagination, nos passions, afin de mieux vous accueillir.

Plumes Sandrées, c’est une vampire, une ange déchue et d’autres "artistes" qui décident de donner forme à leurs passions communes : l’écriture et l’illustration.
Plumes Sandrées, c’est donc une passion, un rêve qui peu à peu va se réaliser.
Plumes Sandrées vous sera bientôt livré sur papier (fanzine), en attendant vous pouvez toujours l’envahir dans notre Salon Plumes Sandrées

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24 juin 2006

Premier coup de Plumeau !

Hop je dépoussière je dépoussière !

Quelques petites infos, parce qu'il s'en est passé des choses depuis le dernier article.
Bon, toujours en période d'examens je n'ai pas beaucoup de temps pour moi, mais Adrastée et moi avons tout de même réussi à boucler à temps (hum enfin si on peut dire ça comme ça ! ^^) notre mini zine "ROUGE" !!

Apperçu de 4ème de couv :

"Deux esprits qui s’entremêlent. Deux plumes qui s’enlacent.
Le rouge de la passion, de la haine, de la folie ou de la gourmandise, Rouge nous attire et nous vous le livrons.

A vous de le savourer, de le détruire, de le haïr ou de l’adorer. Rouge est vaste, le rouge est une couleur unique à découvrir et à saisir.
Deux esprits qui se confondent, deux amitiés réunies. Deux plumes enchantées de pouvoir s'exposer. Elles vous invitent.
Entrez."

couverture : (hihi merci Adra) : ceci n'est pas la version définitive, la version définitive comporte un "Aralaine" gris clair au lieu de rouge ! :)

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Nous l'avons réaliser dans l'optique de le lancer au salon de la culture japonaise de Japan Expo 7 de Paris, cet été le 7,8,9 Juillet ! Venez nous y retrouver ! Pour plus d'infos : http://www.japan-expo.com/

A cette même occasion, j'ai le plaisir de vous dire que mon relié "L'envol" aura été préalablement réimprimé et qu'il sera denouveau disponible !!

Petit apperçu de la 4ème de couverture :

"L’envol d’une plume nouvelle, qui n’attendait que ça. Elle s’envole, doucement, prudemment, guidée par le vent, guidée par le souffle de son âme. Elle vole, libre.
L’envol d’une âme sereine.

Vous la voyez, elle est devant vos yeux, cette plume légère. Elle n’attend que vous pour que son envol prenne vraiment forme."

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07 mai 2006

Juste un petit pantin de bois

Je tiens dans ma main une croix de bois. Des quatre extrémités de cette croix se trouvent des ficelles. Et aux extrémités de ces ficelles se trouvent des bras, des jambes, une tête. Le joli pantin de bois sautille au rythme de mes mains.

Cours beau pantin. Joue beau pantin.
Profite de cette vie qui t'est donnée, toi qui n'a rien fait pour l'avoir. Ta figure de bois ne cesse de sourire. Tu sembles heureux. Tes yeux malicieux sont grands ouverts. Tu ne dors jamais. Tu veilles. Sur quoi ? Je ne sais pas.
Mes mains s'amusent entre elles. Tu voltiges, tu danses, tu sautes. La vie t'envahie et tu t'émerveilles.

Mais mes mains sont aussi cruelles, pauvre petit pantin. Elles te lachent. Tu tombes. Rien ne te retient, tes ficelles sont relachées. Plus rien ne t'amine. Tu restes là, assis sur ton derrière de bois, le visage baissé, le sourire toujours tendu. Il me semble si faux à présent, ce sourire inexpressif.
Tes bras pendent. Tes pieds ne te soutiennent plus. La vie t'abandonne pauvre petit pantin de bois.

Tu ne peux même pas pleurer sur ton triste sort.
Non, tu n'as rien à faire d'autre qu'attendre. Attendre qu'une main, ou même plusieurs viennent te chercher. Tu ne peux qu'attendre la vie, celle qui t'a abandonné.
Alors tu attends.
Et lorsque mes cruelles mains te reprennent, tu ne cesses de sourire. Mes mains coupables se remettent à jouer. Plus vite, plus fort. Tu te cognes contre les murs, tu chahutes avec les meubles. Mais rien ne t'empêche de sourire.
Qui es tu petit pantin de bois ?
Tu es le pantin de ma vie.

Posté par Violaine_ à 11:39 - mon encre rouge - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Haine et folie

La pluie tombe.
Le vent s’est levé.
Moi aussi. Je regarde l’heure : 3 heures.
Je n’arrive toujours pas à dormir. Mes rideaux transparents laissent passer les faibles rayons lumineux de la nuit mourante.
La pluie tombe.
Je me lève.
Mes yeux sont encore mouillés de larmes. Je les avais trop longtemps retenue pour qu’elles ne coulent pas à flots.
Sur le mur en face de mon lit se trouve un miroir que j’avais placé en m’installant ici. Ma tête apparaît. Non, je ne veux pas me voir. Je ne veux même pas me regarder. Eloignez ce visage de mon regard.
Je me lève et je décroche ce maudit miroir.
Mes cheveux me tombent sur la figure, tant mieux. Je ne veux plus me voir.
La pluie tombe.
Je sors pieds nus dans le jardin. L’herbe mouillée me berce. La pluie me tombe dessus.
Je bascule ma tête en arrière, mes yeux face au ciel. L’eau claire coule sur mon visage. L’eau, la pluie, mes larmes…
J’ai envie de hurler. Je ne suis rien. Je ne mérite même pas ce que j’ai. Tout m’est si simple. Rien ne devrait m’être donné.
Je me hais.
Je crie, ma haine s’envole. Je hurle, mes poumons explosent.
J’ai mal.
Je respire. Vite, fort. J’ai mal.
Mes poumons se serrent. Mes muscles se tendent.
Je tombe.
L’herbe mouillée me berce.
Je respire. Vite, fort, mal.
Je ne peux plus crier.
Je me tends.
Mes muscles sont raidis.
Me concentrer. Penser à autre chose. Non, ne pas penser. Ou alors à la mer.
Voilà, les vagues. Le Soleil descend, il se glisse sous le manteau de la mer. Leur union provoque un arc en ciel.
Je respire, moins vite, moins fort. J’ai mal.
La pluie continue de tomber.
Je respire.
Je peux à nouveau parler.
Je tremble maintenant.
Tout est flou autour de moi.
J’ai froid.
Je me relève. La pluie continue de tomber. Je continue de pleurer.
Il est temps de rentrer, je suis fatiguée.
Je rentre dans ma chambre. Mon lit est là. Le miroir est toujours par terre, face cachée.
Je ne veux plus me voir.

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27 mars 2006

Le salon du Livre de Paris 2006

FRANTASTIQUE !

Des livres partout !!

trop fort !

Non, je vais pas vous faire un résumé aussi... simple ! ^^

Alors, pour commencer, ambiance très sympa, vraiment. Différente de l'année dernière, car l'année dernière les vendeuses de toutes sortes avaient été selon moi un peu sèches. Mais cette année pas du tout, les vendeuses et vendeurs étaient aimables, accueillants, sympathiques... Bref, bonne et chaleureuse ambiance. Mais les auteurs aussi. J'ai pour habitude de me balader du côté des livres jeunesses ou les illustrateurs dédicacent leurs oeuvres afin d'admirer leurs pinceaux et ils n'hésitent pas à expliquer leur technique, à parler de leur métier, de les oeuvres...

Et les auteurs aussi !
D'ailleurs petite aventure de Vio : avant même d'entrer dans le salon du livre.
J'étais dans la queue avec mon amoureux, à discuter et... malencontreusement, je me retrouve à lui faire un bisous dans le cou... Et là, un monsieur derrière nous me tend une carte, avec dessus "Pour une déclaration d'amour à inventer." et me dit :

"comme cela vous pourrez lui lire à l'oreille gauche"

Je regarde la carte... Magnifique poème. Je me retourne et dit merci, et le monsieur sort une autre carte pour ma mère avec un poème différent. Il s'agissait de l'auteur même, dans la file pour le public : Mr. Jacques Salomé.

Bon, une fois à l'intérieur, nous le perdons de vue...

Alors, nous commençons notre promenade aux milieux des stands tous plus attirants les uns que les autres.

Quelques exemples :

le stand de la calligraphie chinoise, où ma mère m'a offert deux magnifiques pinceaux et ma grand mère un sceau chinoix en ivoire synthétique (le vendeur nous a fait tout un spitch sur le commerce de l'ivoire qu'il fallait abolir, ça nous a rassurées !) Il vendait également des blocs de papier de riz, des kit de calligraphie... Et ce vendeur était fort sympathique.

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Ainsi que le stand "Editions Alternatives", qui possède de magnifiques livres, tous superbement relié, avec de très belles illustrations. A voir !

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Et pour finir dans les stands magnifiques, le stand du "thé des écrivains" qui était un vrai bazar de cahiers, de feuilles, de sacs en toile, de cahiers, de cahiers et de thé. Très belles couleurs chaudes et une ambiance très agréable.

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Et ainsi nous marchions à travers des livres... des livres
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et encore des livres !
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Puis, nous sommes enfin arrivés au stand principal, la section réservée à la Francoffonie ! (à l'honneur cette année !)

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Et au détour d'une allée, nous sommes tombés sur le quartier BD. Joli joli ! Et figurez vous que Dupuis distribuait... des chapeaux le petit spirou !! Voilà ce que cela donne

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Et enfin, après avoir fait le tour... nous sommes enfin tombé sur le stand de "Albin Michel", l'éditeur de Mr. Jacques Salomé.
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L'auteur avait son propre stand avec ces vingtaines d'ouvrage. Nous avons rediscuter, car il m'a reconnu. Cet auteur est impressionnant. Il nous tendait un de ses livres et m'a dit :

"Tenez, lisez la page 17, elle est pour vous"

Et à la page 17 se trouvait un conte : "le conte de la femme qui cheminait vers sa propre vie"...
et il a fait pareil pour mon amoureux : "le conte du bouquetin qui avait peur de perdre son zizi"...
Enfin, bref. J'ai donc craqué et j'ai acheté son recueil de contes : "Contes à aimer, contes à s'aimer". (je ne regrette pas d'ailleurs !) et j'ai eu droit à une dédicace :

"A Violaine, pour agrandir l'amour de la vie jusqu'au rire du Soleil" et il a ajouté :

"Vous pourrez lire ces contes à vos petits enfants en 2042, vous verrez, je me trompe rarement"... ^^

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Enfin bref, bilan très positif, un salon du livre vraiment réussi, et une sortie qui fait du bien au moral, à défaut de faire du bien au porte monnais. ^^

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21 mars 2006

Ma prison de verre

Un mur, non peut-être pas. Une vitre, oui, ça doit être ça. Et je suis derrière, je vous vois. Je vous vois rire, vous me voyez aussi. Nos mains ne peuvent se toucher, pourtant nous les collons quand même sur cette surface lisse et transparente qui nous retient loin les uns des autres. Comment expliquer cela… Où que j’aille, j’ai l’impression d’être dans un cube de verre, quelque fois il se resserre sur moi, il me donne l’impression d’être proche de vous, de pouvoir vous toucher, vous effleurer, vous prendre dans mes bras, vous parler même et rire avec vous. Je m’évade alors et crois pouvoir vivre avec vous des moments inoubliables… Je pense partager avec vous et même vous être utile. Mais le cube de verre, qui m’enferme dans ma mélancolie, s’agrandit au fur et à mesure que vous êtes loin de moi. Je ne vous vois plus qu’à travers cette vitre. Et je crie, je crie pour que vous me voyiez, mais vos yeux sont détournés. Mes mains frappent le verre, mon cœur explose. Mais rien n’y fait. Nous sommes loin. Vous vous détournez, sans le savoir, sans le vouloir peut-être même. Et moi je reste là, prisonnière de ma douleur sans pouvoir vous aider. Ne partez pas ! De la buée sur la vitre… De mon côté il n’y a rien. Je vous regarde vivre… pendant que moi je dépéris. Combien de temps encore avant que le cube se resserre ? Combien de soirée passée seule, dans l’espoir de vous voir… Ne me laissez pas ! Les sons ne traversent pas le verre. Personne ne m’entend. La buée recouvre toute la surface lisse et maintenant je ne vois plus rien. Je suis prisonnière, je vous regarde vivre… Je vous vois rire, je vous vois jouer, sourire, aimer et adorer. Je veux être avec vous, je vous être parmi vous… Mais rien n’y fait, le cube de verre qui m’entoure ne se brise pas, malgré mes efforts, malgré vos efforts. Je m’enferme dans ma mélancolie… Je vous en prie, ne m’abandonnez pas. J’ai peur maintenant de ce vide qui m’envahit. Quand je regarde autour de moi, c’est vous que je vois. Pourtant si nouveaux, vous m’êtes indispensables, et je suis en train de vous perdre. Je crie, je hurle, je frappe cette vitre maudite… Mais rien n’y fait. Je m’enferme dans ma mélancolie.

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08 mars 2006

Ce feu qui me déchire...

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Quelque chose brûle en moi,
Me lacère et me transperce.
Mon corps ne supporte pas
Cette maladie qui me blesse.

Pourtant elle est là,
Sournoise et violente,
Me suis pas après pas
Aussi rapide que je suis lente.

Elle m'est pourtant inconnue,
Cette souffrance insupportable.
Je ne sais si elle tue,
Ou si elle rend indésirable.

Personne ne me dit rien,
Personne ne me soulage.
Je contemple mon destin,
Dans le doute et la rage.

J'ai peur de mourir,
Une peur enfantine,
Car je peux sourire
Devant cette pensée gamine.

Mais c'est ainsi et la peur me ronge,
Sans répis elle me poursuit,
Elle est debout quand je m'allonge,
Et elle sourit quand je supplie.

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13 février 2006

Toute la beauté du monde

Je suis allée voir cette semaine dans un petit cinéma (20 sièges dans la salle :) ) Toute la beautée du monde écrit et réalisé par Marc Esposito, celui qui avait également fait le coeur des hommes.

synospis (made by my-self) :  Anéantie par le décès de son mari, Tina, mère de deux enfants ne peut sortir de sa dépression. Son frère lui organise alors un voyage conseillé par un ami : Franc, tombé amoureux de Tina dès le premier regard. Le Bali ne permet pas à Tina de reprendre goût à la vie. Franc décide alors de la rejoindre et de lui faire découvrir toute la beauté du monde.

mon avis : Un film qui a du coeur justement, une belle histoire avec des personnages regorgeant d'humanité. Des images exceptionnelles et féériques du Bali couvrent constamment l'écran et se mêlent à merveille avec le jeu de Marc Lavoine et de Zoé Félix (deux acteurs également présent en premier plan dans le coeur des hommes, coïncidence ?) Un brin d'humour aussi.
En bref, une belle histoire d'amour à voir, malgré une petite lenteur.

le site officiel du film : http://www.toutelabeautedumonde-lefilm.com

toute_la_beaut__du_mondetoute_la_beaut__du_monde_duo

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15 janvier 2006

L'autobiographie...

Voilà, disons 4 heures de passées avec ma tante sur le sujet suivant : "l'intérêt d'une autobiographie n'est pas tant dans les évènements qu'elle raconte que dans le témoignage qu'elle apporte sur le travail de la mémoire et les mécanismes du souvenir. Vous expliquerez cette affirmation et discuterez autour."

Argh ! Pas facile, facile. Mais avec le temps, nous avons réussi ma tante et moi (enfin surtout ma tante) a dresser un plan convenable et a établir une introduction et une conclusion.

voici ce que cela donne :

Introduction

Le genre autobiographique est un genre assez récent puisqu'il apparaît au XVIIIème siècle avec Rousseau, cependant l'engouement qu'il sucite est général et ne s'est pas démenti depuis. On peut d'ailleurs estimer que son n'intérêt n'est pas tant dans les évènements qu'il raconte que dans le témoignage qu'il apporte sur le travail de la mémoire et les mécanismes du souvenir. Il s'agira donc ici de s'interroger sur l'intérêt principal d'une autobiographie pour le lecteur.
Pour cela, nous soulignerons dans un premier temps que le contenu narratif d'une oeuvre autobiographique revêt un intérêt certain. Mais dans un deuxième temps, nous verrons que cet intérêt est peut-être subordonné à celui de révélateur des mécanismes universels de la mémoire.

Plan

I] l'importance et l'intérêt du contenu de l'autobiographie

1) le divertissement, la valeur attractive avec un rapport à la réalité (cit. Marcel Pagnol : la gloire de mon père, le château de ma mère, le temps des secrets)

2) les évènements apportent un témoignage direct et fort sur une période clef de l'histoire expliquant la société d'aujourd'hui. (plus fort car plus émouvant que les manuels d'histoire par exemple) (cit. Primo Levi : Si c'est un homme... et Joroen Brouwers : Rouge Décanté)

3) la lecture de certaines autobiographies nous permet de nous situer par rapport aux autres, réflexion sur notre propre vie à partir de leurs expériences et des points communs qu'on peut y trouver avec la notre. (cit. l'Herble bleue d'une jeune droguée anonyme, Jean-Dominique Bauby : le scaphandre et le papillon et Emmanuelle Laborit : le cri de la mouette)

II] mais cet intérêt est subordonné à celui de témoignage sur les mécanismes de la mémoire et du souvenir

1) certains auteurs expliquent la difficulté à se souvenir ou les mécanismes qui font ressurgir le souvenir (cit. Rousseau : les Confessions, Simone de Beauvoir : mémoires d'une jeune fille rangée et Proust) Cela apporte un intérêt pour tous car tout le monde vit les mêmes difficultés et peut alors les conceptualiser, mieux les cerner.

2) la forme, le style d'une autobiographie que prennent les autobiographes sont souvent un témoignage des mécanismes de la mémoire fragmentée (cit. Jean-Dominique Bauby : le scaphandre et le papillon, Roland Barthes : Roland Barthes par Roland Barthes), non chronologique (cit. Joroen Brouwers : Rouge Décanté) et involontaire (cit. Proust).  C'est un intérêt car cela permet au lecteur de réfléchir sur les mécanismes de sa propre mémoire.

3) la forme, le style de l'autobiographie peut révéler l'intérêt fondamental du travail de la mémoire pour l'écrivain. (cit. Raymond Queneau : Chêne et Chien, Jeroen Brouwers : Rouge Décanté) Cela apporte un intérêt pour le lecteur qui découvre un autre homme à nu et peut s'identifier ou angmenter son émotion.

Conclusion

On peut ainsi dire que l'intérêt d'une autobiographie réside bien dans ce qu'elle raconte. Certaines autobiographies ont l'avantage d'être divertissantes : les événements racontés, tout en restant en rapport avec la réalité, permettent de s'évader, de faire des découvertes de milieux différents. D'autres apportent, elles, des témoignages historiques directs et forts qui permettent de mieux aborder la société d'aujourd'hui. De plus, grâce à la lecture de ces oeuvres, il est possible de confronter sa propre expérience avec celle de l'auteur/narrateur et d'en tirer des enseignements. Au delà de cet intérêt, certaines autobiographes expliquent également par leur oeuvre les mécanismes de la mémoire et du souvenir. Le lecteur peut alors se retrouver en eux et à travers la forme et le style de l'oeuvre autobiographique découvrir un lien  qui réunit tous les hommes à la même condition face au souvenir. Il peut alors ressentir de plus fortes émotions. Et n'est-ce pas l'intérêt ultime de toute littérature ?

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25 décembre 2005

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire

orphelins_baudelaireIl fallait que j'en fasse un article. Une série aussi complète et fantastique ne peut rester sous silence.
Ma chère tante m'a offert les 4 premiers tomes (sur 13 quand même, j'ai de la marge) des désastreuses aventures des orphelins Baudelaire.

J'ai littéralement dévoré le premier tome et j'attaque à l'instant le tome 2. Tout est clair rien qu'au titre de la série, mais également avec le titre du premier tome : "Tout commence mal..."
Oui, les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire portent bien leur nom. Mais l'auteur arrive à ne pas faire tomber leurs histoires en pathétiques anecdotes. Non, le style est fluide, rebondissant et l'auteur interpelle si souvent le lecteur qu'on a l'étrange impression d'être assis à côté de lui, de ne pas lire le livre mais d'écouter son histoire.

La vie des enfants Baudelaire démarre bien mal... Tout commence le jour où leurs parents disparaissent dans l'incendie de leur maison laissant leurs trois enfants à la tête d'une immense fortune. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, les voilà confiés à leur oncle, le Comte Olaf, qui déploiera toutes les ruses pour s'emparer de leur richesse. Il faudra encore plus de malices aux trois enfants pour déjouer les tours pendables de cet étrange aristocrate...

J'ai vraiment adoré. C'est à lire.
Pour votre plaisir et aussi le mien, voici la quatrième couverture du tome 1 : "Tout commence mal..."

"Cher lecteur,
Je regrette fort de devoir le dire, mais le livre que voici ne contient rien de plaisant. Il raconte la triste histoire de trois enfants qui ont toutes les déveines. Ils ont beaux être bien élevés, et charmants, et intelligents, il ne leur arrive que des misères. De la première page à la dernière, ils vont d'une catastrophe à l'autre et collectionnent les pires ennuis - à croire qu'ils attirent les calamités. Dans ce bref volume seulement, les enfants Baudelaire affrontent un sinistre personnage, de hideux habits qui grattent, un épouvantable incendie, un complot pour dérober leur héritage et de la bouillie froide au petit déjeuner. Pour ma part, il est de mon devoir de relater ces funestes épisodes, mais rien ne t'enterdit, cher lecteur, de remettre immédiatement ce livre où tu l'as pris et d'en choisir un plus joyeux, si tu préfères les histoires gaies.
Avec mes sentiments respectueux,
Lemony Snicket."

orphelins_tome_2Lemony Snicket (pseudonyme de Daniel handler), star montante de l'édition adulte américaine, est notamment l'auteur de "The Basic eight", roman remarqué aux Etats-Unis en 2001. Attaché à la protection de sa vie privée, il cultive mystères et incertitudes autour de sa biographie : on sait qu'il est né aux Etats-Unis dans une petite ville, et y habite toujours, mais dans une grande métropole. A ses moments perdus, il recueille des témoignages, art dans lequel il est passé maître selon es autorités compétentes.

Pas de temps morts dans ce premier tome des désastreuses aventures des orphelins Baudelaire. Pas de temps non plus pour s'appesantir sur le triste sort des enfants. La place est à l'action et à la réflexion. Il faudra faire preuve de beaucoup d'intelligence pour se sortir des moments difficiles. Heureusement Violette, Klaus et Prunille ne manquent pas d'astuce ! Violette, l'aînée, a quatorze ans et adore les sciences. Elle a toujours une nouvelle invention en préparation. Le second, Klaus, dévore les livres et, à douze ans, il a déjà engrangé un savoir impressionnant. Enfin, la petite Prunille, "pas plus haute qu'une botte", utilise ses quatre dents pour mordre tout ce qui passe...

Le monde vu avec des yeux d'enfants, c'est encore le meilleur moyen de le comprendre. Les enfants à partir de onze ans l'ont bien compris puisque les Orphelins Baudelaire ont déjà détrôné plusieurs fois Harry Potter des meilleures ventes aux États-Unis. Pas de fantastique ni de sorcellerie pourtant, les aventures des enfants Baudelaire se déroulent dans une époque qui n'est plus la nôtre mais ils nous en apprennent long sur la vie, sans morales ni leçons. C'est un plaisir de les suivre même si leur vie est loin d'être rose, le style de Lemony Snicket est toujours subtil et plein d'humour et rappelle un peu Roald Dahl dans James et la grosse pêche. Il y a fort à parier que Lemony Snicket deviendra rapidement un classique de la littérature jeunesse !

Posté par Violaine_ à 11:55 - mon encre rouge - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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